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La Langue Créole


Le Créole, langue maternelle parlée par tous les Mauriciens, à ce jour est un patrimoine très curieux et demande parfois beaucoup de réflexion avant de comprendre le sens et la richesse qu’elle y représente. Elle constitue dans son ensemble un mélange de mots transmis de la part de différentes communautés.


Retour dans le passé


Le Créole est parlé dans d’autres colonies, tel que les Antilles Françaises, la Guadeloupe, la Louisiane est même à La Réunion. Île de France sous le régime Français, comme la majeure partie des commerces se faisait entre l’île Bourbon et Maurice, surtout la transition des esclaves. Cependant, avec l’arrivée des esclaves dès l’occupation Française, venues de la côte de Mozambique, de l’Afrique de l’Ouest, ainsi que de Madagascar et d’Inde, plusieurs d’entre eux s'exprimer dans un dialecte Africain, comme le Wolof, langue Sénégalaise, des dialectes Mozambicains, très similaire à celle-ci parler au swahili (langue Bantoue, dialectes des familles venues du Niger Congo), et le tamoul, entre autres. Néanmoins, c’est la langue française qui s’imposa, et grâce à l’influence de la lettre Patente de 1723 et le Code Noir de 1724, ayant pour objectifs d’éradiquer toutes formes de pratiques et rangèrent et ceux comprenaient ces langues de tribus considérer comme barbare par les administrateurs. Vite le Créole, en patois Français se répandit, surtout dans les habitations, devenant un outil de communication plus efficace entre maîtres et esclaves. La langue s’enrichit, incorporant les dialectes et mots de ces principaux habitants. Elle se développa davantage pendant la période anglaise, durant l’engagisme. Cependant, bien que l’anglais devînt la langue employée dans le secteur administratif, le français à travers le patois Créole en revanche domina la langue nationale. Cela dû au fait que les Français ont eu la chance de préserver leurs concessions, esclaves, langues et cultures, à travers l’acte de capitulation de 1814, signé par les Britanniques, suivant la conquête de l’île en 1810.


Un Créole Unificateur


Le Créole est aussi une vraie énigme quand il vient se mélanger à des mots issus de différent communautés. Par exemple, les mots comme ‘le tambave’ (maladie infantile) ou encore le ‘Brède Mooroum', subsistant encore aujourd’hui nous rappelle l’influence des Malgaches et Mozambicains. Les mots comme ‘Baap', dérivant du bhojpuri, signifiant ‘papa’ souvent se laissent échapper de la bouche de ceux qui s’épuisent de la chaleur tropicale, pendant que leur voisin au-delà de leur mur s’exclame ‘Salam', mots dérivant certainement de ‘Salam walequm’ des musulmans, pour saluer avec un au revoir. Elle va jusqu’à y introduire des mots Tamouls, par exemple pour les condiments comme le ‘Cotomilli' pour la Coriande, le ‘Carri Poule' pour la feuille de Curry ou ‘Mang' pour la mangue.


Le Créole devenant notre langue maternelle conserve un pouvoir unificateur, une langue qui prit racine grâce aux contributions des communautés, venues des quatre coins du globe. Elle enrichit notre culture se ralliant à la création d’autres. Elle y trouve sa place dans les poèmes, le Slam, les jeux de mots, la littérature et les ségas, dont le fameux Alphonse Ravaton alias ‘Ti Frer' reste le plus prisé et authentique. Elle devient importante jusqu’à ce qu’elle soit enseignée dans les établissements scolaires au niveau primaire, initiant les petits à la beauté de leur langue maternelle. Quoique la langue soit certes importante, les cultures sont aussi passés par une phase de Créolisation.


Zoom sur le sujet dans nos prochains articles!


Rédigé par Kumaressen Soobhen

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